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Allemagne: Seules les dépenses publiques évitent la baisse du PIB, selon la Bundesbank
information fournie par Reuters 12/06/2026 à 13:38

Une vue du centre de la vieille ville de Dresde

Une vue du centre de la vieille ville de Dresde

Les dépenses publiques massives consacrées à la ‌défense et aux infrastructures empêcheront l'Allemagne de sombrer dans la récession cette année, alors que la guerre en ​Iran pèse sur la première économie européenne et fait grimper l'inflation, a déclaré vendredi la Bundesbank.

L'économie allemande a globalement stagné depuis trois ans, et si une hausse des dépenses devait relancer la croissance cette année, la ​flambée des prix de l'énergie due à la guerre risque de faire dérailler la reprise.

La troisième économie mondiale ne devrait désormais croître que ​de 0,5% en 2026, soit un chiffre inférieur aux ⁠0,6% prévus en décembre, tandis que les prévisions de croissance pour 2027 ont été ramenées de ‌1,3% à 0,8%, a déclaré la Bundesbank.

L'annonce survient au lendemain de la révision à la baisse par la Banque centrale européenne (BCE) de ses propres prévisions de croissance pour ​la zone euro, l'institution ayant par ailleurs ‌relevé ses taux directeurs dans l'espoir de freiner l'inflation.

"Une politique budgétaire expansionniste ⁠sera le seul facteur empêchant une baisse du produit intérieur brut au cours du semestre estival", a déclaré la Bundesbank. "Elle compensera plus ou moins l'impact de la guerre au Moyen-Orient."

La Bundesbank estime que les dépenses publiques, ⁠notamment en matière de ‌défense, stimuleront la croissance de 1,3 point de pourcentage au total d'ici 2028.

Mais les ⁠coûts élevés de l'énergie freineront le pouvoir d'achat des ménages, tandis que les entreprises pourraient également être confrontées ‌à des goulets d'étranglement croissants dans l'approvisionnement et à une baisse de la demande.

En outre, ⁠l’incertitude et la hausse des taux d’intérêt pèseront également sur l’investissement privé, ⁠même si l’impact de la ‌guerre devait s’estomper au cours des prochaines années, a ajouté la Bundesbank.

"Les risques sont clairement orientés à la ​hausse pour l’inflation et à la baisse pour l’activité ‌économique", a-t-elle précisé.

La banque centrale ne s'attend pas à ce que la croissance sous-jacente des prix, qui exclut les prix volatils des ​denrées alimentaires et de l'énergie, revienne en dessous de l'objectif de 2% de la BCE d'ici à 2028.

L'inflation globale en Allemagne devrait s'établir à 2,9% cette année et à 2,7% en 2027, ce ⁠qui corrobore les propos du président de la Bundesbank, Joachim Nagel, selon lesquels la BCE sera prête à relever à nouveau ses taux d'intérêt en juillet, si nécessaire.

L'inflation sous-jacente devrait quant à elle s'établir à 2,6% cette année, 2,5% en 2027 et 2,3% en 2028, ce qui reflète les propres projections de la BCE selon lesquelles il pourrait être difficile de ramener l'inflation sous-jacente à 2%.

(Rédigé par Balazs Koranyi; Version française ​Matthieu Huchet, édité par Augustin Turpin)

1 commentaire

  • 14:08

    Les dépenses publiques entrent dans le calcul du PIB ! C'est pour cette raison que la France voit son PIB croître tous les ans. On est les champions on est les champions....


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